Les grandes figures de chez nous....
Pierre Aliker - Martinique

Le docteur Pierre Aliker qui est considéré comme un sage, un exemple pour les nouvelles générations a une devise qu'il défend avec acharnement, "les Martiniquais doivent viser l'excellence" dans tout ce qu'ils entreprennent et se garder de se complaire dans la médiocrité, ne jamais se contenter de l'à peu près ou du "I bon kon sa". Il rappelle souvent le conseil de Boileau : " Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage. Polissez-le sans cesse et le repolissez". Pierre Aliker (né le 9 février 1907 au Lamentin en Martinique) est médecin et homme politique français de Martinique partisan de l'autonomie de son île. Il est aussi co-fondateur du Parti progressiste martiniquais. Étudiant en médecine, Pierre Aliker est le premier martiniquais interne des Hôpitaux de Paris. En 1938, titulaire d'un doctorat en médecine, spécialité chirurgie, il retourne en Martinique et exerce le métier de chirurgien. Il est le frère d'André Aliker, journaliste du journal Justice, assassiné en 1934 dont il porte encore le deuil en s'habillant symboliquement de blanc. En 1945, il s'engage en politique auprès d'Aimé Césaire, et figure sur la liste communiste conduite par ce dernier aux élections municipales à Fort-de-France. Aimé Césaire remporte brillamment les municipales et devient maire de Fort-de-France en 1945. Pierre Aliker devient logiquement l'un de ses adjoints. Le 28 mars 1958, Pierre Aliker fonde avec Aimé Césaire un nouveau parti politique, le PPM dont le mot d'ordre est une région Martinique autonome dans un ensemble français décentralisé. Pierre Aliker devient le vice-président du PPM, fonction qu'il occupera jusqu'au 17e congrès du parti en 2005. Pierre Aliker est premier adjoint au maire de Fort-de-France de 1957 à 2001. Il est conseiller général du canton 3 de Fort-de-France de 1958 à 1970. Pierre Aliker est également à l'origine du SICEM qu'il présidera de 1997 à 2001. Le SICEM devient le 27 décembre 2000 la CACEM . En mars 2001, après avoir dirigé la ville de Fort-de-France durant 56 ans, Aimé Césaire et Pierre Aliker annoncent qu'ils ne brigueront pas un nouveau mandat et soutiennent Serge Letchimy, candidat PPM aux élections municipales de 2001. Pierre Aliker a été le bras droit d'Aimé Césaire à la mairie de Fort-de-France pendant plus d'un demi-siècle. Lorsqu'on lui demande les raisons de la longévité de cette collaboration, il explique que c'est parce que nous avons comme étoile polaire une citation de Karl Marx qui dit : "Il ne faut jamais permettre que l'intérêt général soit noyé dans les eaux glacées des intérêts privés". Le 9 février 2007, lors de ses 100 ans, la municipalité de Fort-de-France décide de baptiser le stade de Dillon à Fort-de-France, stade municipal Pierre Aliker, lui rendant ainsi hommage. Le 20 avril 2008, dans le stade portant son nom, il rend un dernier et poignant hommage à son ami et compagnon de lutte, Aimé Césaire, lors des obsèques de ce dernier, et rappelle dignement, en présence du Président de la République et de nombreux ministres, que "les meilleurs spécialistes des affaires martiniquaises, ce sont les Martiniquais", recueillant une pluie d'applaudissements. Après son vibrant discours, il a été salué par une standing ovation. Le 31 janvier 2009, il se mariera avec Marcelle Landry, née en 1929, une patiente rencontrée soixante ans plus tôt et avec laquelle il vivait depuis.
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Jacques Verges - Réunion

Jacques Vergès est un avocat français né d'un père réunionnais et d'une mère vietnamienne le 5 mars 1925 à Ubon Ratchathani au Siam (actuelle Thaïlande). Il est célèbre pour ses convictions anticolonialistes, pour son passé d'ancien résistant, et pour avoir défendu des personnes ayant commis des crimes particulièrement graves, telle qu'un auteur de crimes contre l'humanité, Klaus Barbie lors de son procès à Lyon en 1987. Fils de Pham Thi Khang, institutrice vietnamienne (annamite), et du docteur Raymond Vergès, consul de France dans sa ville natale, il est le frère de l'homme politique Paul Vergès. À compter de la mort de leur mère survenue alors qu'il a trois ans, il vit à la Réunion, où une partie de ses ancêtres sont établis depuis la fin du XVIIe siècle et effectue parfois depuis cette île quelques brefs séjours à Madagascar. La famille s'installe d'abord à Saint-Denis, puis à Hell-Bourg et enfin à Saint-André. Il est sensibilisé très tôt à la politique : à l'âge de douze ans, il participe avec son frère à un grand défilé du Front populaire qui le marquera, au Port. Sa jeunesse est en outre l'occasion de fréquenter de futurs dirigeants. Enfant, il a pour camarade de classe la future femme de l'homme politique Pierre Lagourgue. Plus tard, il est scolarisé au lycée Leconte-de-Lisle dans la même classe que Raymond Barre, à qui il dispute la place de premier. Il obtient son bac à seize ans et sa première année de droit l'année suivante. Il quitte la Réunion à 17 ans et demi pour s'engager dans la Résistance en 1941 puis passe en Angleterre, où il s'engage dans les Forces françaises libres (FFL) le 22 janvier 1943. Plusieurs fois médaillé, il se bat notamment en Algérie, au Maroc, en Italie puis en France avec le grade de sous-officier. Il reste toujours profondément gaulliste et attaché à la personne du Général, on parle même de gaullo-communisme pour le qualifier idéologiquement. Il ne revient à la Réunion en voyage qu'en 1961 puis 1984. Arrivé à Paris, Jacques Vergès adhère en 1945 au Parti communiste français. En 1950, il est élu membre du bureau du Congrès de l'Union internationale des étudiants à Prague contre l'avis de ce dernier. En 1952, il devient secrétaire du mouvement, toujours contre l'avis de son parti. Il reste sur place jusqu'en 1954. Il y obtient sa deuxième année de droit. De retour en France, il obtient sa troisième année en 1955. La même année, il s'inscrit au Barreau de Paris après avoir passé le CAPA. L'année suivante, il se présente au Concours de la Conférence du barreau de Paris, appelé aussi Concours de la Conférence du stage Conférence Berryer où il rencontre Edgar Faure et Gaston Monnerville, entre autres. Dans les années 1950, il fait connaissance avec les futurs chefs khmers rouges Saloth Sar (plus connu ensuite sous le nom de Pol Pot) et Khieu Samphan, dont il admet avoir « participé, dans un certain sens, à la politisation ». Le jeune avocat anticolonialiste demande alors au PCF et au PSU de s'occuper d'affaires en Algérie. Il milite alors pour le FLN et défend leurs combattants, dont l'emblématique Djamila Bouhired, qui avait été capturée par les paras français, torturée puis jugée et condamnée à mort pour attentats à la bombe en Algérie. En 1965, sa cliente devient pour quelques années son épouse et ils ont 2 enfants, Meriem et Liess Vergès dont Fatima Nur Arcanys Vergès Habboub sa petite fille venant de Meriem. Il quitte le PCF en 1957. À l'indépendance de l'Algérie en 1962, Jacques Vergès s'installe à Alger et devient le chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères. Il fonde alors une revue tiers-mondiste financée par le FLN, Révolution africaine. Jacques Vergès rencontre Mao Tsé-Tsoung en mars 1963 et se rallie très rapidement aux thèses maoïstes. Il est alors destitué de ses fonctions et doit rentrer à Paris. Au mois de septembre, il crée une nouvelle revue, Révolution, qui est alors le premier journal maoïste publié en France. En 1965, la destitution du président Ben Bella permet à Jacques Vergès de rentrer en Algérie. Il met fin alors à la revue Révolution. Il est avocat jusqu'en 1970 à Alger. En janvier 2008, il apporte son soutien en personne à Tomislav Nikolic, dirigeant nationaliste du Parti radical serbe. De 1970 à 1978, Jacques Vergès disparaît. Il a toujours entretenu le mystère sur cette période. Le premier dossier que Jacques Vergès a géré en tant qu'avocat concerne la Sonacotra. Il s'engage dans une défense de rupture (l'accusé se fait accusateur et prend l'opinion à témoin), plutôt que la défense de connivence qui était classiquement plaidée. La défense de rupture se distingue également de la "présence offensive" développée par Bernard Ripert. Depuis, au carrefour du politique et du judiciaire, Jacques Vergès a associé son nom à de nombreux procès médiatisés, notamment ceux de nombreuses personnalités. Il apparaît souvent mis en scène dans son bureau en bois de fer, véritable bric-à-brac décoré de nombreux objets africains et notamment de lithographies de Louis-Antoine Roussin.
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Aimé Césaire - Martinique

Aimé Césaire, de son nom complet Aimé Fernand David Césaire, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France, est un poète et homme politique français de Martinique. Il est l'un des fondateurs du mouvement littéraire de la négritude et un anticolonialiste résolu. Il prépare sa sortie en 1938 de l'École normale supérieure avec un mémoire : Le Thème du Sud dans la littérature noire-américaine des USA. Épousant en 1937 une étudiante martiniquaise, Suzanne Roussi, Aimé Césaire, agrégé de lettres, rentre en Martinique en 1939, pour enseigner, tout comme son épouse, au lycée Schœlcher. Le conflit mondial marque également le passage en Martinique du poète surréaliste André Breton (qui relate ses péripéties dans un bref ouvrage, Martinique, charmeuse de serpents). Breton découvre la poésie de Césaire à travers le Cahier d'un retour au pays natal et le rencontre en 1941. En 1943 il rédige la préface de l'édition bilingue du Cahier d'un retour au pays natal, publiée dans la revue Fontaine (n° 35) dirigée par Max-Pol Fouchet et en 1944 celle du recueil Les Armes miraculeuses, qui marque le ralliement de Césaire au surréalisme. Surnommé « le nègre fondamental », il influencera des auteurs tels que Frantz Fanon, Édouard Glissant (qui ont été élèves de Césaire au lycée Schoelcher), le guadeloupéen Daniel Maximin et bien d'autres. Sa pensée et sa poésie ont également nettement marqué les intellectuels africains et noirs américains en lutte contre la colonisation et l'acculturation. En 1945, Aimé Césaire, coopté par les élites communistes qui voient en lui le symbole d'un renouveau, est élu maire de Fort-de-France. Dans la foulée, il est également élu député, mandat qu'il conservera sans interruption jusqu'en 1993. Son mandat, compte tenu de la situation économique et sociale d'une Martinique exsangue après des années de blocus et l'effondrement de l'industrie sucrière, est d'obtenir la départementalisation de la Martinique en 1946. Il s'agit là d'une revendication qui remonte aux dernières années du XIXe siècle et qui avait pris corps en 1935, année du tricentenaire du rattachement de la Martinique à la France par Belain d'Esnambuc. Peu comprise par de nombreux mouvements de gauche en Martinique déjà proches de l'indépendantisme, à contre-courant des mouvements de libération survenant déjà en Indochine, en Inde ou au Maghreb, cette mesure vise, selon Césaire, à lutter contre l'emprise béké sur la politique martiniquaise, son clientélisme, sa corruption et le conservatisme structurel qui s'y attache. C'est, selon Césaire, par mesure d'assainissement, de modernisation, et pour permettre le développement économique et social de la Martinique, que le jeune député prend cette décision. En 1947 Césaire crée avec Alioune Diop la revue Présence africaine. En 1948 paraît l'Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache, préfacée par Jean-Paul Sartre, qui consacre le mouvement de la « négritude ». En 1950, il publie le Discours sur le colonialisme, où il met en exergue l'étroite parenté qui existe selon lui entre nazisme et colonialisme. S'opposant au Parti communiste français sur la question de la déstalinisation, Aimé Césaire quitte le PC en 1956, s'inscrit au Parti du regroupement africain et des fédéralistes, puis fonde deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM), au sein duquel il va revendiquer l'autonomie de la Martinique. Il siège à l'Assemblée nationale comme non inscrit de 1958 à 1978, puis comme apparenté socialiste de 1978 à 1993. Aimé Césaire restera maire de Fort-de-France jusqu'en 2001. Le développement de la capitale de la Martinique depuis la Seconde Guerre mondiale est caractérisé par un exode rural massif, provoqué par le déclin de l'industrie sucrière et l'explosion démographique créée par l'amélioration des conditions sanitaires de la population. L'émergence de quartiers populaires constituant une base électorale stable pour le PPM, et la création d'emplois pléthoriques à la mairie de Fort-de-France furent les solutions trouvées pour parer à court terme aux urgences sociales de l'époque. Aimé Césaire s'est retiré de la vie politique (et notamment de la mairie de Fort-de-France en 2001, au profit de Serge Letchimy), mais reste un personnage incontournable de l'histoire martiniquaise jusqu'à sa mort. Après le décès de son camarade Senghor, il est resté l'un des derniers fondateurs de la pensée négritudiste. Jusqu'à sa mort, Aimé Césaire a toujours été sollicité et influent. On notera sa réaction à la loi française du 23 février 2005 sur les aspects positifs de la colonisation qu'il faudrait évoquer dans les programmes scolaires, loi dont il dénonce la lettre et l'esprit et qui l'amène à refuser de recevoir Nicolas Sarkozy. En mars 2006, Aimé Césaire revient sur sa décision et reçoit Nicolas Sarkozy puisque l'un des articles les plus controversés de la loi du 23 février 2005 a été abrogé. Il commente ainsi sa rencontre : « C'est un homme nouveau. On sent en lui une force, une volonté, des idées. C'est sur cette base-là que nous le jugerons. » Le 9 avril 2008, il est hospitalisé au CHU Pierre Zobda Quitman de Fort-de-France pour des problèmes cardiaques. Son état de santé s'y aggrave et il décède le 17 avril 2008 au matin.
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Gaston Monnerville - Guyane

Gaston Monnerville, né le 2 janvier 1897 à Cayenne (Guyane) et mort le 7 novembre 1991 à Paris, est un homme politique français. Gaston Monnerville est né à Cayenne, petit-fils d'esclave, le 2 janvier 1897 de Marc Saint-Yves Monnerville et de Marie-Françoise Orville. Du côté paternel, la famille est originaire de Case-Pilote, commune de la Martinique. Il fréquente le lycée de Cayenne et en 1912, boursier, il quitte la Guyane et entre en classe de seconde à Toulouse, au lycée Pierre Fermat, établissement installé dans le vieil Hôtel de Bernuy. Il s'y montra un élève particulièrement brillant, aussi doué pour les sciences que pour les lettres. En classe de seconde, Gaston Monnerville accumule les récompenses : prix d'excellence, premier prix de mathématiques, deuxième prix de version latine, troisième prix d'histoire moderne...Son année en classe de rhétorique est, elle aussi, fort brillante et le palmarès est impressionnant : inscription au tableau d'honneur, premier prix en mathématiques, premier prix en anglais (première langue), premier prix en espagnol (deuxième langue), etc. Le brillant élève opte pour les Lettres et choisit de suivre la classe de philosophie. Il y remporte notamment le prix Ozenne et le prix d'honneur. Étudiant aux facultés de Lettres et de Droit de Toulouse, Gaston Monnerville passe à la fois sa licence ès lettres et sa licence en droit, avec les félicitations du jury. C'est également avec les félicitations du jury qu'il est reçu, en 1921, docteur en droit, après avoir soutenu une thèse sur « l'enrichissement sans cause ». Celle-ci est honorée d'une souscription du ministère de l'Instruction Publique et primée, la même année, au concours des Thèses. Dès 1918, Gaston Monnerville s'inscrit au Barreau de Toulouse. Reçu, en 1921, au Concours des Secrétaires de la Conférence, il obtient la Médaille d'Or « Alexandre Fourtanier » qui récompense l'un des meilleurs Secrétaires. À ce titre, il prononce, à une séance solennelle de rentrée, un discours remarqué sur « La Critique et le Droit de Réponse ». Gaston Monnerville quitte Toulouse et s'inscrit, en 1921, au Barreau de Paris. Il entre bientôt au cabinet d'un célèbre avocat (et futur homme d'État), César Campinchi (1882-1941), dont il sera, pendant huit ans, le principal collaborateur. En 1923, il est reçu au Concours des Secrétaires de la Conférence des Avocats, à la Cour d'Appel de Paris. En 1927, il est élu Président de l'Union des Jeunes Avocats à la Cour de Paris (UJA de Paris). Gaston Monnerville plaide plusieurs grands procès. Et surtout, il s'illustre, à l'âge de trente-quatre ans, en 1931, dans l'affaire Galmot. Après avoir été élu aux deux Assemblées nationales constituantes, Gaston Monnerville est élu au Conseil de la République en 1946. Il devient président de ce conseil en mars 1947. En 1948, il est élu dans le Lot et conservera ce mandat sous la Ve République en qualité de sénateur du parti de la Gauche démocratique jusqu’en 1974. En 1958, il joue un rôle important dans le retour du général de Gaulle au pouvoir en se rendant avec André Le Troquer à Saint-Cloud pour un entretien sur les modalités de l’investiture du Général et le respect de la Constitution. Il conserve son mandat à la tête de la Haute Assemblée en étant élu président du Sénat de 1959 à 1968. Il aura ainsi présidé la deuxième chambre du Parlement pendant vingt et un ans, frustré qu'à quelques mois près, il n'ait pu devenir président de la République par intérim ; son successeur immédiat, Alain Poher, se trouvera amené en revanche à le faire par deux fois. Cependant, si une vacance du pouvoir avait été établie lorsque Charles de Gaulle quitta la France sans préavis ni annonce pour Baden-Baden le 29 mai 1968, il aurait pu assurer l'intérim de la présidence. En 1962, Gaston Monnerville s’oppose au projet de référendum sur l’élection du président de la République au suffrage universel et lâche le mot de « forfaiture » à l’encontre du premier ministre Georges Pompidou, qui avait accepté de signer le projet de référendum. Il combat le projet de réforme du Sénat qui sera rejeté lors du référendum du 27 avril 1969. Gaston Monnerville aura également présidé le Sénat de la Communauté en 1959 et 1960. Sur le plan municipal, il fut maire de Cayenne puis de Saint-Céré (Lot), et sur le plan départemental il a présidé le conseil général du Lot de 1951 à 1970. Ayant renoncé, en 1968, à la Présidence du Sénat, Gaston Monnerville continue à exercer son mandat sénatorial, six ans durant. Lorsque survient la scission radicale de 1972, il donne son adhésion au nouveau Mouvement des radicaux de gauche. Le 22 février 1974, M. Alain Poher, son successeur, le nomme membre du Conseil Constitutionnel. La nomination de G. Monnerville surprit, car le président du Sénat de 1962 n'avait pas été tendre pour le Conseil constitutionnel, lequel s'était déclaré incompétent pour juger du référendum sur l'élection du président de la République au suffrage universel. En 1983, Gaston Monnerville, qui est chevalier de la Légion d'honneur, à titre militaire, depuis 1947, est promu officier. Le chef de l'État, François Mitterrand, lui remet la « rosette » à l'Élysée. Sa longévité et sa lucidité sont exceptionnelles. Mais depuis quelques années, il est atteint d'une grave maladie ; il décède le 7 novembre 1991, à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans. Grand porte-parole des Droits de l'homme en France, Gaston Monnerville fut l’un des meilleurs orateurs français sous trois Républiques.
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Edouard Glissant - Martinique

Édouard Glissant, né le 21 septembre 1928 à Sainte-Marie (Martinique), est un écrivain, poète et essayiste français. Fondateur des concepts d'antillanité de créolisation et de tout-monde, il est « Distinguished Professor » en littérature française, à la City University of New York et président de la mission de préfiguration d'un Centre français consacré à la traite, à l'esclavage et à leurs abolitions, voulu par Jacques Chirac. Édouard Glissant étudia au lycée Schœlcher de Fort-de-France. Il quitta la Martinique pour Paris en 1946 afin d'étudier l'ethnographie au Musée de l'Homme mais aussi l'histoire (discipline) et la philosophie à la Sorbonne. Titulaire d’un doctorat ès lettres, il adhéra aux thèses de la négritude avant de développer par la suite les concepts d’antillanité et de créolisation. Alors proche des thèses de Frantz Fanon, il fonde, accompagné de Paul Niger, en 1961 le Front antillo-guyanais d'obédience indépendantiste, puis autonomiste, ce qui lui vaut d'être expulsé de la Guadeloupe et assigné à résidence en France métropolitaine. Il est interdit de séjour dans son île natale pour « séparatisme » de 1959 à 1965. Il est signataire du manifeste des 121 en 1960. Certains de ses ouvrages, tel le Discours antillais restent très marqué par son engagement anticolonialiste. Il revient en Martinique en 1965 et y fonde l’[Institut martiniquais d'études, ainsi qu’Acoma, un périodique en sciences humaines. Remarqué pour son travail[évasif], il devient de 1982 à 1988, le directeur du Courrier de l'Unesco.En 1989, il est nommé « Distinguished University Professor » de l'Université d'État de Louisiane (LSU), où il dirige le Centre d'études françaises et francophones. Il vit actuellement à New York où, depuis 1995, il est « Distinguished Professor » en littérature française, à la City University of New York. Son influence sur la politique martiniquaise reste certaine[évasif] notamment dans les milieux indépendantistes ou écologistes. En janvier 2006, Édouard Glissant se voit confier par le président Jacques Chirac la présidence d'une mission en vue de la création d’un Centre national consacré à la traite et à l’esclavage. Il prend position contre la création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale et condamne la politique d'immigration menée depuis l'élection du président Nicolas Sarkozy. De cet engagement politique et poétique naîtra un court manifeste, Quand les murs tombent, l'identité nationale hors la loi ?, rédigé avec Patrick Chamoiseau. En 2007, il crée avec le soutien du conseil régional d'Île-de-France et du ministère de l’Outre-Mer, l'Institut du tout-monde. Cet institut a pour objectif de faire avancer la pratique culturelle et sociale des créolisations. Il favorise la connaissance de l’imaginaire des peuples dans leur diversité. A l’écoute des mélodies du monde, il accompagne, à travers la multiplicité des langues, la pluralité des expressions artistiques, des formes de pensée et des modes de vie. Au monde qui se replie sous la loi de l’unicité et de l’esprit de système l’Institut du Tout-Monde oppose les identités en mouvement. À la fois site d’études et de recherches, espace d’invention et de formation, lieu de rencontres, il est dédié aux mémoires des peuples et des lieux du monde.
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Thierry Henry - Guadeloupe

Thierry Henry est un footballeur français, d'origine antillaise, guadeloupéen (La Désirade) par son père et martiniquais par sa mère, né le 17 août 1977 aux Ulis (Essonne, France). Il évolue au poste d'attaquant et joue actuellement au FC Barcelone, club avec lequel il a remporté en 2009 un sextuplé inédit dans l'histoire du football : Ligue des champions, championnat d'Espagne, Coupe du Roi, Supercoupe d'Europe, Supercoupe d'Espagne et Coupe du monde des clubs. Il est considéré comme l'un des meilleurs attaquants de sa génération et l'un des meilleurs joueurs français à avoir évolué dans le championnat d'Angleterre, au sein du club d'Arsenal où il fut particulièrement populaire de 1999 à 2007. Star du football en Angleterre, il a marqué l'histoire d'Arsenal en devenant le buteur le plus prolifique du club. Vainqueur de la Coupe du monde en 1998 et du Championnat d'Europe des Nations en 2000, il détient depuis 2007 le record du nombre de buts inscrits en sélection nationale jusqu'alors détenu par l'ancien international Michel Platini (41 buts). Depuis décembre 2009, il est également le meilleur buteur français de l'histoire toutes compétitions confondues.
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Harry Roselmack - Martinique

Harry Roselmack, né le 20 mars 1973 à Tours, est un journaliste français. Né de parents martiniquais, Harry Roselmack suit sa scolarité à Tours, pendant laquelle il présente des flashs d'information sur Radio Béton. Il obtient un Deug d'histoire et un DUT de journalisme dans cette ville. Il écrit quelques articles sportifs dans le journal quotidien local, La Nouvelle République du Centre-Ouest. Après un passage sur Radio média tropical à partir de 1994, il entre en 2000 à Radio France. Il y débute sur France Bleu dans diverses antennes locales, avant de passer sur France Info[4]. En parallèle, il débute à la télévision sur La Chaîne météo. Par la suite, il participe à l'émission politique France Europe Express, présentée par Christine Ockrent et diffusée le dimanche soir sur France 3, pour France Info, radio associée au programme. En août 2005, repéré par Canal+, il entre à i>Télé, la chaîne d'information en continu du groupe. Il y présente la grande édition de 18 h à 18 h 30, ainsi que le journal de la mi-journée dans l'émission Nous ne sommes pas des anges sur Canal+. À l'été 2006, il devient le remplaçant officiel (joker) sur TF1 de Patrick Poivre d'Arvor puis de Laurence Ferrari à partir de septembre 2008 pour le journal de 20 h. Son prédécesseur à ce poste, Thomas Hugues, a démissionné de TF1 suite à son éviction du JT par la direction. Son premier JT eut lieu le 17 juillet 2006 avec une audience de 8 millions de téléspectateurs (44,8 % de parts de marché). Son arrivée fut largement commentée comme celle du « premier journaliste noir » à une heure de grande écoute. Avec Audrey Pulvar, également originaire de la Martinique et présentatrice du 19/20 sur France 3 à partir de septembre 2005, il devient l'un des seuls journalistes noirs à présenter un journal d’information sur une grande chaîne nationale. À partir de septembre 2006, il présente le magazine d'information Sept à huit sur TF1 en duo avec Anne-Sophie Lapix puis en solo à partir de septembre 2008 suite au départ de la journaliste pour Canal+. En septembre 2009, parallèlement à ces activités sur TF1, il rejoint la station de radio RTL pour animer chaque samedi Le Journal inattendu, succédant ainsi à Christophe Hondelatte[8]. À partir de novembre 2009, il présente le magazine d'information Harry Roselmack en immersion diffusé en seconde partie de soirée sur TF1.
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Le gouvernement a
décidé d'augmenter le prix des cigarettes de 6% à partir du mois de novembre, écrit jeudi Le Figaro.


