Les leaders d'hommes du mois

Un ou plusieurs de nos membres est mis à l'honneur et bénéficie d'une visibilité exclusive pendant un mois, dans la communauté leaderdhom, pour une présentation complète de son activité et de son parcours professionnel.
Février 2010
Alan Rodolph

Fonction : Dirigeant de Cabinets d’expertises comptables Auditeurs Associés
L’homme du mois vient d’être honoré avant nous par l’un des trophées les plus prestigieux qui soit pour un ultra-marin : les talents d’Outre-Mer. Ce portrait sera court, mais ce portrait se complétera dans les années à venir puisque Alan Rodolph n’a que 31 ans et qu’il n’est qu’à l’aube d’une carrière prometteuse. C’est pour nous l’occasion, à travers Alan, de mettre en avant cette récompense qui a su le mettre en valeur cette année, il fait parti d’une liste de noms prometteurs, issus de la même génération du début des années 80, et, à n’en pas douter, se seront des noms qui porteront hautes certaines valeurs de nos îles : le travail, le respect et l’abnégation. D’abnégation, justement, il en est question lorsqu’il s’agit d’évoquer les grandes lignes du parcours d’Alan Rudolph, né en Guyane. Son baccalauréat, il l’obtient à Roissy en Brie en 1996, loin de la terre, où nous le verrons, il revient en ce moment. Le diplôme en poche, il choisit de s’inscrire dans un DUT, à Bobigny rattaché à Paris XIII, et il poursuit ainsi son cursus universitaire jusqu’au DESS, dans le secteur d’une comptabilité qui devient de plus en plus spécialisée à mesure qu’il obtient les diplômes. En Janvier 2001, il est repéré par le cabinet Mazars, comme assistant durant près de trois ans ce qui lui permet d’apprendre son métier, en confrontant ses connaissances théoriques au monde complexe de l’entreprise.
Inauguration du cabinet AAOM à Cayenne
L’apprentissage terminé, il entre chez Auditeurs associés, où il assure des missions d’expertise, mais également la mise en place d’un logiciel pour le fonctionnement interne du cabinet ou le développement du cabinet sur le territoire. Cela n’est pas suffisant. L’ambition demande souvent de retourner sur les bancs de l’école. C’est la preuve d’une humilité et d’une réflexion intelligente sur les aspects d’un métier qu’on veut contribuer à faire évoluer. Ainsi, en 2008, Alan obtient un diplôme d’expertise comptable, (DEC), qui lui permet d’obtenir une promotion d’envergure au sein d’Auditeurs associés : il devient le plus jeune des cinq experts comptables et commissaires aux comptes associés qui dirigent cette structure, qui est composée de six entités répartis à Paris, Nantes, Toulouse, Foix, Pamiers et Cayenne. Pas moins d’une cinquantaine de collaborateurs. Il n’a que 29 ans. Son parcours d’exception récompensé l’année dernière ne s’arrête pas là.

Son parcours d’exception, pour nous, est aussi dans le fait qu’il a su convaincre son cabinet d’ouvrir une antenne à Cayenne en avril 2009 suite à un développement de clientèle sur ce secteur, entreprit deux ans auparavant. Il œuvre ainsi à l’ouverture d’une Guyane en quête de ses enfants les plus doués afin d’évoluer dans un monde où le plus souvent elle est oubliée. Il a maintenant 31 ans, et, pilote déjà en collaboration avec l’un de ses associés le cabinet de Paris et celui de Cayenne en plein développement, où pour ce dernier, il a tenu à recruter des collaborateurs vivant en Guyane. Soit près d’une vingtaine de personnes, sous sa responsabilité. Comme lui, comme d’autres noms que nous aurons l’honneur de rencontrer dans d’autres colonnes, nous sommes ravis de constater que les domiens savent obtenir les plus hautes fonctions dans les entreprises métropolitaines et internationales et savent se souvenir qu’ils viennent de petits pays qui n’attendent que leur retour afin d’évoluer dans le bon sens et dans les valeurs précédemment évoquées. Aussi, à travers Alan, ce sont trois éléments que nous tenions à saluer : ce qu’il est, ce qu’il a obtenu, le talent d’outre-mer et ce qu’il fera, entre les deux continents, pour les relier, sous le signe d’une rigueur intellectuelle trop souvent sous-estimée de notre côté de l’Atlantique.
Article N.P _ Leaderdhom _ le 23/02/2010
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#1
Décembre 2009
Kenny Jean-Marie

Fonction : Directeur de Cabinet du préfet de la Dordogne
Longtemps on a pu croire, dans les Doms, que les postes d’élite de l’administration n’étaient pas pour les membres de nos communautés outre-marines et qu’ils constituaient un domaine réservé à une caste métropolitaine. Le parcours de Kenny Jean-Marie apporte un brillant démenti en ce qu’il est exemple de ce que l’intelligence au service de la communauté peut produire de meilleur. Guadeloupéen d’origine, comme beaucoup de nos leaderdhoms, c’est à travers les voyages que Kenny s’est formé. C’est après ses années préparatoires post-bac qu’il intègre l’Ecole navale, pour devenir à la fois ingénieur et officier. Les bureaux, pour l’instant, ne l’intéressent pas.

C’est donc sur le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc qu’il officiera autour du monde, puis en Guyane, durant deux ans. Son horizon considérablement élargi, et riche des expériences acquises dans son corps de métier, dans les ports fréquentés et dans ce pays au bord de l’Amazonie, il revient à Paris, en passant par la Martiniquela Marine. au sein de l’IHEDN-jeunes, pour intégrer l’état-major de « Je m'y suis alors orienté vers les finances et j'ai travaillé sur des thématiques variées telles que le suivi de programmes d'armement, les projets de financements innovants ou de systèmes d'information décisionnels. J'ai ainsi participé au développement d'un système d'information physico-financier et d'aide au pilotage interarmées. » nous a-t-il confié pour résumer ces deux années passées au cœur du secret militaire. Pour autant, son ambition est plus haute. En 2005, il reprend ses études à Strasbourg, où il effectue un Master II à l’institut d’études politiques.

En 2006, il s’inscrit au concours de l’ENA, concours qu’il réussit. Il intègre alors la promotion Willy Brandt, et en 2009, fort de son diplôme obtenu dans la plus prestigieuse des écoles de l’administration, il devient directeur de cabinet du Préfet de la Dordogne. Inutile de préciser qu’à l’allure où Kenny brûle les étapes, son parcours devrait l’emmener encore plus loin dans les sphères décisionnelles. Domien, voyageur, travailleur, portant haut les couleurs de nos îles, nous ne serions pas complets si nous ne mentionnions pas l’attention particulière qu’il porte encore aux Antilles. Il créé en ce moment même un cercle de réflexion, dont nous espérons nous faire l’écho régulièrement, autour des possibilités de développement des Antilles-Guyane. C’est pourquoi nous espérons également que ce digne fils de nos politiques qui ont toujours œuvré pour le bien de nos communautés, à la tête desquels nous plaçons Aimé Césaire, aura un jour un rôle à jouer parmi nous, un rôle évidemment bénéfique.
Article de N.P _ Leaderdhom _ le 14/12/09
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#1
Novembre 2009
Richard-Viktor Sainsily-cayol

Fonction : Plasticien, photographe et scénographe
La mémoire n’est pas le passé. La mémoire n’est pas destinée à rester enfermée dans des musées, c’est une dynamique qui doit être entretenue pour infléchir le présent, pour le réfléchir et proposer un avenir harmonieux à une communauté. C’est une des missions de l’Art, une de ses missions politiques, au-delà de la revendication, que d’éduquer le regard de son concitoyen à travers les temps. L’homme qui a accepté d’être mis à l’honneur ce mois-ci est un artiste plasticien guadeloupéen qui sait allier mémoire et modernité pour offrir aux regards domiens, parfois perdus dans la richesse de leurs histoires, une perspective de construction de la Guadeloupe dans l’Archipel. Richard-Viktor Sainsily-Cayol est un homme de traces. Né en 1959 à Pointe à Pitre, Richard-Viktor est diplômé de l’ENSBA, ( Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris) et ancien élève de l’ENSAD ( Arts Décos de Paris ) c’est très rapidement que Richard-Viktor expose son travail à travers le monde, au Japon, à Paris ou en Martinique. Richard-Viktor est un homme de traces, disions-nous.
une de ses oeuvres
Il l’est parce que ses tableaux sont des traces, lancées sur divers supports, qui poursuivent d’autres traces laissées par d’autres que lui dans l’archipel comme des témoignages de ce qui fut. Il faut les regarder, dans les expositions ou sur son site www.sainsily.fr et comprendre comment l’artiste tisse les figures de la femme, par exemple, courbée mais retrouvée dans cette posture par l’attention à ses formes, avec les mots, les phrases, comme autant de façons de donner la parole à ceux qui n’ont peut-être pas eu et qui n’ont pas encore le droit de la prendre. Homme de traces, il l’est également à travers ses créations destinées à être à l’intérieur de la cité dans les lieux de mémoire, comme le « mur de la mémoire » à l’usine de Beauport. Son ambition est une occasion de rendre hommage « afin que nul n’oublie et que tous se souviennent, le Mur de la Mémoire est un clin d’œil complice, solidaire, qui crée ou entretient un lien permanant entre leur passé et notre présent. »
Giratoire Lethière. Guadeloupe
C’est un lieu qui est également, grâce à lui, retrouvé et réutilisé, réactualisé, un point de confluences pour d’autres regards. Ses travaux récents le portent de plus de plus à considérer la place de l’individu dans l’espace urbain, et à la penser. N’est-ce pas là le fondement de tout questionnement politique ? Homme de traces, il l’est enfin en arpentant la Guadeloupe, inlassablement, en réunions, en lectures, en expositions, afin de faire partager à un auditoire toujours plus grand et plus attentif, un aperçu de l’imposante source d’inspiration que constitue l’archipel grâce à ses mémoires, à ses géographies et ses corps. C’est ainsi qu’il a su redonner sa lumière à l’œuvre de Guillaume Lethière, peintre guadeloupéen du 18ème siècle. ( à lire, son article ) Si Richard-Viktor multiplie les traces laissées sur son île, comme cette œuvre monumentale au giratoire french de Sainte Anne, en hommage, justement, à Lethière, comme un symbole des directions à prendre pour notre avenir, c’est avant tout pour qu’un jour, un autre, un artiste formé aux regards du monde, puisse les regarder et puisse poursuivre cet admirable dessin commencé il y a des siècles et qui est à poursuivre : ce dessin, c’est l’archipel en construction.
Article de N.P _ Leaderdhom _ le 28/11/09
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#1
Octobre 2009
Rodolphe Michaud et Jimmy Felvia
Rodolphe Michaud
Fonction : Créateurs et gérants de Jimro Music
Ce n’est pas un homme que nous voulons mettre à l’honneur ce mois-ci, mais avant tout une rencontre entre deux hommes qui, malgré des parcours divers, ont su reconnaître les qualités de l’un et de l’autre et les allier pour promouvoir leur passion. Au-delà de leur amitié, Jimmy et Rodolphe se sont associés en 2009 en créant leur entreprise « Jimro Music » qui défend la musique créole, en proposant, en ligne, la promotion d’artistes pour qui ils ont eu un coup de cœur. Commençons par Rodolphe Michaud. Né à Schœlcher en 1984, cet ancien élève de l’AMEP décide de partir pour la France pour parfaire sa connaissance du management, branche dans laquelle il obtient un BTS en 2007. Comme il le dit lui-même, à cette époque, il ne sait absolument pas ce que la vie lui réserve. Quoique. Le management n’est pas le seul centre d’intérêt de Rodolphe : en effet, passionné des musiques caribéennes, il fonde avec trois amis une association «Tropikal Vybz» qui a pour but de promouvoir ces musiques en France, notamment en organisant des soirées où ses découvertes peuvent s’exprimer face à un public. Ainsi, il tisse un réseau parmi les musiciens caribéens sur Paris et les autres villes françaises, un réseau qui ne cesse de s’agrandir et qui lui servira lorsqu’il s’agira de créer « Jimro ». Parallèlement, Rodolphe travaille pour une agence de location de voitures, où il apprend à gérer une structure où, sous sa direction, 200 véhicules sillonnent la banlieue parisienne pour livrer aux entreprises, dans le respect des délais, leurs commandes.
Jimmy Felvia
Jusqu’en 2009, donc, Rodolphe mène cette double vie qu’il ne tardera pas à fonder en une notamment grâce à ses retrouvailles avec Jimmy Felvia. Jimmy est un musicien, pianiste de formation. D’origine martiniquaise, il est né à Vitry-sur-Seine mais à passer toute son enfance et adolescence en Martinique jusqu’à ses 18 ans. Son parcours n’a rien à voir avec celui de Rodolphe, hormis le fait qu’ils se connaissent depuis longtemps. En 2007, Jimmy réussit à enregistrer son premier album «Sweet Caraib'’ » qui fut l’une des meilleures ventes en Martinique en 2008. En revanche, en France, l’album connaît de plus grandes difficultés pour s’imposer. Il fait alors le même constat que Jennifer Pelage depuis la Réunion, à savoir qu’il n’existe aucune structure promotionnelle pour les artistes outre marins. Pourquoi ne pas la créer ? C’est alors que le destin de Jimmy et de Rodolphe se croise.

Pour répondre à cette difficulté de la promotion de la musique caribéenne dans les autres pays, et à la faire exister économiquement afin qu’elle puisse avoir les moyens de son développement, Jimmy s’associe à Rodolphe pour fonder « Jimro », un site qui promotionne les artistes caribéens, met leurs cd en vente, et qui enfin met leurs billets de concert a disposition des internautes. L’idée est simple et efficace. « Jimro » s’impose rapidement comme le site de référence de l’actualité musicale caribéenne, comblant ainsi un manque pour ceux et celles qui comme eux, sont amoureux des rythmes des îles. Grâce au fruit de leurs travails, ils ont été sélectionnés récemment avec 4 autres lauréats sur un ensemble de 4000 dossiers, par le Magazine Management en partenariat avec HEC pour concourir au prix Mercure Management. Ils n’oublient évidemment pas de se battre pour que ces mêmes artistes trouvent des scènes afin de jouer en live. Ce que nous aimons dans cette rencontre, c’est qu’elle allie divers aspects que nous défendons ici : la défense de la culture caribéenne, le pragmatisme dans l’action et la création, et le dialogue constant entre les continents, depuis les Antilles. Il fallait bien deux hommes pour mettre en application ces idées, un artiste et un manager, liés par leurs origines, deux sensibilités et deux parcours, réunis désormais, pour donner un merveilleux exemple du développement d’une entreprise moderne au service de la Caraïbe.
Article de N.P _ Leaderdhom _ le 01/10/09
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LEADERDHOM®
En raison de la journée de mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites, le trafic RATP et les vols d'Air
France devraient être fortement perturbés mardi prochain, selon les premières prévisions fournies.

